‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 198 sur 326 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

S A N S P A I R ; P A S Q U 1 N , en habit de petit-maître.

PASQCIN.

Je viens vous étaler ma nouvelle figure.

SANSPAÏR.

Voyons.

PASQUIN

Considérez ces grâces, cette allure ; Voyez ce coude-pied hors de mon escarpin, Et ce panier bouffant qui donne un air poupin; Cela marque la taille et dégage à merveille : La perruque nouée au niveau de l'oreille, Cette bourse qui couvre un dos qu'on poudre exprès , Ont un air cavalier qui fourmille d'attraits. L'équipage est complet et suivant l'ordonnance.

SANSPAIR.

Savez-vous l'étayer d'un air de suffisance, D'un ton impérieux, railleur et décisif?

PASQUIN

Peste ! c'est le moyen de n'être pas oisif. Ces brillantes façons font un homme à la mode; Les plus achalandés n'ont pas d'autre méthode, S'ils joignent à ces dons le précieux secret De rendre le public leur confident discret: Pour en venir à bout, leurs communes allures Sont de se confier chacun leurs aventures. Morbleu! les bons propos. Sans beaucoup méditer.

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