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SCÈNE VIII

CLÉON, LE COMTE

LE COMTE

Quel rapport, et quelle sympathie!

CLÉON

Cidâlise doit être une femme accomplie.

LE COMTE

N'est-il pas vrai?

CLÉON

Sans doute, il faut que vous m'aidiez.

le comte, l'interrompant.

Qu'exigez-vous de moi?

CLÉON

Que vous me dégagiez...

Allez trouver Julie , et lui faites comprendre Que d'un nouvel amour je n'ai pu me défendre; Que, comme nos humeurs...

4i8 LE DISSIPATEUR.

LE comte, l'interrompant.

Ne me prescrivez rien ; Je sais ce qu'il faut dire, et je le dirai bien. En cette occasion usons de politique.

Envoyez à Julie un présent magnifique , Pour lui faire agréer que vous rompiez tous deux, Et qu'il vous soit permis de former d'autres nœuds. Vous savez à quel point elle est intéressée?

CLÉON

C'est bien dit.

LE COMTE

Le hasard seconde ma pensée...

(// tire de sa poche un écrin.) Voici les diamants que vous lui destiniez. Le fameux usurier de qui vous empruntiez Les avoit pris en gage , et vient de me les rendre. Je les porte à Julie, et les lui ferai prendre Comme un prix éclatant de votre liberté.

CLÉON

Ce projet me paroît assez bien concerté. Je m'abandonne à vous.

LE COMTE

Je vais trouver Julie.

Rentrez; je rejoindrai bientôt la compagnie, Et je vous rendrai compte, à l'oreille, en deux mots, De ce que j'aurai fait.

cléojv, l'embrassant.

Je vous dois mon repos.

(Il rentre dans l'intérieur de son appartement, et au moment où le comte va sortir Julie revient avec Finette.)

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