JULIE, FINETTE, LE COMTE
ju lie, à Finette, dans le fond et sans voir d 'abord le comte.
Oui, je reviens chez lui, quoique avec répugnance; Mais il faut lui montrer un peu de complaisance.
FINETTE
Il vous la paiera bien.
JULiE.en riant.
C'est mon intention.
{Elle aperçoit le comte, et double le pas pour rentrer dans l'appartement de Cléon. ) le comte, à Julie, en l'arrêtant.
Madame, où courez- vous*?
JULIE
On m'a dit que Cléon M'attendoit.
LE COMTE
Non, madame, et même il vous conjure De ne le plus revoir.
JULIE
Moi?
LE COMTE
Vous... je vous assure...
julie, l'interrompant et voulant avancer. Vous vous moquez, je crois?
le comte, en la suivant.
C'est lui qui m'a chargé
4ao LE DISSIPATEUR.
Du compliment.
FINETTE
Comment! on nous donne congé?
LE COMTE
Congé très absolu, s'il faut que je le dise.
JULIE
D'où lui vient ce caprice ?
LE COMTE
Il aime Cidalise.
Julie, riant et voulant encore avancer.
Oh ! n'est-ce que cela?
LE COMTE
Le fait est sérieux, Et c'est un parti pris... Faut-il le prouver mieux? Je vous apporte ici ce présent magnifique...
( II lui montre l'écrin. ) Pour vous en consoler.
finette , voulant prendre l'écrin.
Donnez.
le -comte, à Julie
Mais... je m'explique...
C'est à condition que vous lui permettrez De suivre son penchant?
julie, dun air noble et fier.
Monsieur, vous lui direz Que mon intention n'est point de le contraindre Sur nos engagements , qu'il souhaite d'enfreindre ; Que je l'en rends le maître, et que je fais des vœux Pour qu'une autre que moi puisse le rendre heureux 7 Quoique j'ose en douter ; et qu'au surplus j'accepte