ACTE III, SCÈNE VI. i5g
piquer d'être courageux. Nous uous trouverons ailleurs, et je vous ferai voir que ma main sait manier autre chose qu'une baguette.
le marquis, éclatan t de rire.
Ha, ha, ha, ha!
la baronne, au fearon.
Ne vous échauffez pas non plus, monsieur le docteur. Vous êtes ici pour faire preuve de votre art, et non de votre valeur ; et si vous voulez me convaincre que vous avez du courage, trouvezvous à neuf heures dans mon antichambre : c'est à cette heure-là que l'esprit commence son vacarme, et se fait entendre dans tous les coins de ce château.
LE BARON
Je ne manquerai pas à l'assignation.
LE MARQUIS
Nous verrons; et je t'avertis que, si tu n'exécutes pas ce que tu t'es vanté de pouvoir faire, tu seras berné comme Sancho Pança. Je te promets que nous te renverrons au firmament. le baron, a la baronne.
Je vais préparer mes conjurations... Mais écoutez, madame, ce que mon art m'autorise à vous dire. Si vous voulez être parfaitement heureuse,
i6o LE TAMBOUR NOCTURNE.
traitez ce petit compagnon avec tout le mépris
qu'il mérite.
la baronne, à demi-voix.
Fiez-vous-en à moi.
( Le baron sort. )