ACTE IV, SCENE X. i
FIGARO
Brailler.
BAZILE
Il le répète !
FIGARO
Et pourquoi non , si cela est vrai ? Es-tu un prince pour qu'on te flagorne ? Souffre la vérité, coquin , puisque tu n'as pas de quoi gratifier un menteur : ou si tu la crains de notre part, pourquoi viens-tu troubler nos noces ?
BAZILE, à Marceline.
M' avez -vous promis, oui ou non, si dans quatre ans vous n'étiez pas pourvue , de me donner la préférence ?
MARCELINE
A quelle condition l'ai-je promis ?
BAZILE
Que , si vous retrouviez un certain fils perdu , je l'adopterois par complaisance.
TOUS ENSEMBLE
Il est trouvé.
BAZILE
Qu'à cela ne tienne.
TOUS ENSEMBLE, montrant Firjaro.
Et le voici.
BAZILE, reculanl de frayeur.
J'ai vu le diable !
i84 LE MARIAGE DE FIGARO.
n n 1 1)' O I s () :< , à Bazile.
Et vou-oua renoncez à sa chère mère?
BAZILE
Qu'y auroit-il de plus fâcheux tjue d'être cru le père d'un (garnement?
D'en être cru le fils ? Tu te moques de moi !
BAZILE, montrant Figaro.
Dès que monsieur est de quehjue chose ici, je déclare, moi, que je n'y suis plus de rien. (Il sort.)