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ACTE V, SCÈNE VIII. 2i

S u S A N N E , </u ton de la comtesse.

Eh ! mais, c'est Figaro !

FIGARO regarde , et dit vivement.

Madame la comtesse !

SUSAîNNF.

Parlez bas.

FIGARO, vite.

Ah ! madame, que le ciel vous amène à propos I Où croyez-vovis qu'est monseigneur?

s us ANNE.

Que m'importe un ingrat ? Dis-moi...

FIGARO, plus vite.

Et Susanne, mon épousée, où croyez- vous qu'elle soit ?

SVSA>N E.

Mais parlez bas !

FIGARO, très vite.

Cette Suson qu'on croyoit si vertueuse , qui faisoit la réservée 1 Ils sont enfermés là- dedans. Je vais appeler.

SUSANSE, lui fermant la bouche avec samain., oublie de décjuiscr sa voix.

N'appelez pas.

FIGARO, rt part.

Eh ! c'est Suson ! Goddam !

sus A >• NE, du ton de la comtesse.

Vous paroissez inquiet.

2i4 LE MARIAGE DE FIGARO.

F I o xV R o , à part.

Traîtresse ! qui veut me surprendre î

SCSANKE.

Il faut nous venger, Figaro.

FIGARO

En sentez-vous le vif désir ?

SUSA^NE

Je ne serois donc pas de mon sexe! Mais les hommes en ont cent moyens.

FIGARO, conjidemmeut.

Madame, il n'y a personne ici de trop. Celui des femmes... les vaut tous.

srSAN^E, À part.

Comme je le soufflèterois !

FIGARO, h paît.

Il seroit bien gai qu'avant la nocel...

Sr s ANN F.

Mais qu'est-ce qu'une telle vengeance qu un pou d'amour n'assaisonne pas ?

FIGARO

Par-tout où vous n'en voyez point , croyez que le respect dissimule.

s u s A r« N E , pi(] uée.

Je ne sais si vous le pensez de bonne foi, mais vous ne le dites pas de bonne grâce.

FIGARO, avec une chaleur comique, àfjcuou.x. Ah 1 madame, je vous adore. Examinez le tcmp>.

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