ACTE I, SCENE II
FIGARO
Comme madame est malheureuse.
s us AN NE.
C'est un grand crime qu'il commet.
Comme il redouble de tendresse pour sa pupille Florestine; comme il fait sur-tout des efforts pour dénaturer sa fortune,
Sais-tu, mon pauvre Figaro, que tu commences à radoter? Si je sais tout cela, qu'est-il besoin de me le dire ?
FIGARO
Encore faut -il bien s'expliquer pour s'assurer que l'on s'entend. N'est-il pas avéré pour nous que cet astucieux Irlandais, le fléau de cette famille, après avoir chiffré, comme secrétaire, quelques ambassades auprès du comte , s'est emparé de leurs secrets à tous? que ce profond machinateur a su les entraîner de l'indolente Espagne en ce pays, remué de fond en comble, espérant y mieux profiter de la désunion où ils vivent, pour séparer le mari de la femme, épouser la pupille, et envahir les biens d'une maison qui se délabre ?
Enfin, moi, que puis-je à cela?
246 LA iMERE C()LI»ABLE,
FIGARO
Ne jamais le perdre de vue; me metiro au cours de ses démarches...