ACTE IV, SCENK XV III. 35d
Vous le croyez!
LE COMTE
Je connois son affreux projet. Mais pour en être plus certain, déchirons le voile en entier. Par qui savez-vous donc ce qui toviche ma Florestine ?
LA COMTESSE, Vite.
Lui seul m'en a fait confidence.
LÉON, vite.
Il me l'a dit sous le secret.
s us AN NE, vite.
Il me l'a dit aussi.
LE COMTE, avec horreur. O monstre ! Et moi j'allois la lui donner ! mettre ma fortune en ses mains î
FIGARO, vivemen t.
Plus d'un tiers y seroit déjà si je n'avois porte', sans vous le dire , vos trois millions d'or en de'pôt chez monsieur Fal : vous alliez l'en rendre le maître ; heureusement je m'en suis doute'. Je vous ai donné so!i reçu...
LE COMTE, vivement.
Le scélérat vient de me l'enlever pour en aller toucher la somme.
FIGARO, désolé.
O proscription sur moi ! Si l'argent est remis.
tout ce que j'ai fait est perdu ! Je cours chez monsieur Fal. Dieu veuille qu'il ne soit pas trop tard !
LE c o M T E , à Figaro.
Le, traître n'y peut être encore.
FIGARO
S'il a perdu un temps, nous le tenons. J'y cours. ( // veut sortir. )
LE COMTE, vivement, l'arrête.
^Nlais, Figaro, que le fatal secret dont ce moment vient de l'instruire reste enseveli dans ton sein.
FIGARO, avec luie (jrande sensibilité.
Mon maître, il y a vingt ans qu'il est dans ce sein-là , et dix que je travaille à empêcher qu'un monstre n'en abuse, x^ttendez sin--tout mon retour, avant de prendre aucun parti.
LE COMTE, vivement.
Penseroit-il se disculper?
Il fera tout pour le tenter; (// tireune lettrede sa poche.) mais voici le préservatif. Lisez le contenu de cette épouvantable lettre; le secret de l'enfer est là. Vous me saurez bon grê d'avoir tout fait pour me la procurer. (// lui remet la lettre de Béijearss.) Susanne, des gouttes à t.i maîtresse. Tu sais conmienl je les prépare. ( //