ACTE IV, SCENE XVIII
LE COMTE, avec désespoir.
ÎSon, Rosine! jamais. C'est moi qui suis le
vrai coupable. De combien de vertus je privois
ma triste vieillesse !...
L\ COMTESSE
Vous en serez enveloppé. — Florestine et Bégearss vous restent. Floresta , votre fille, l'enfant chéri de votre cœur!...
LE COMTE, étonné.
Comment!.... D'où savez-vous?... Qui vous l'a dit?...
LA COMTESSE
Monsieur, donnez-lui tous vos biens ; mon fils et moi n'y mettons point d'obstacle ; son bonheur nous consolera. Mais, avantdenous séparer, que j'obtienne au moins une grâce ! Apprenez-moi comment vous êtes possesseur d'une terrible lettre queje croyois brûlée avecles autres? Quelqu'un m'a-t-il trahie ?
FIGARO, S écria nt.
Oui! l'infâme Eégearss : je l'ai surpris tantôt qui la remettoit à monsieur.
LE COMTE, parlant vite.
Non ; je la dois au seul hasard. Ce matin lui et moi, pour un tout autre ol^jet, nous examinions votre écrin sans nous douter qu'il eût un double fond. Dans le débat , et sous sei doigts, le secret
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s'est ouvert soudain à son très grand ëtonnement.
Il a cru le coffre brise.
FIGARO, criant plus fort.
Son e'tonnement d'un secret? Monstre! C'est lui qui l'a fait faire.
LE COMTE
Est-il possible ?
LA COMTESSE
Il est trop vrai !
LE COMTE
Des papiers frappent nos re^jards : il en ignoroit l'existence; et quand j'ai voulu les lui lire, il a refuse' de les voir.
s r s A >- :t E , s'éci-ian t.
Il les a lus cent fois avec madame.
Est-il \Tai? les connoissoit-il?
LA COMTESSE
Ce fut lui qui me les remit, qui les apporta de i'armee, lorsqu'un infortuné mourut.
LE COMTE
Cet ami sûr, instruit de tout ?
FIGARO, LA COMTESSE, SUSANNE, Cnscmblc.
C'est lui !
LE COMTE
O scélératesse infernale ! Avec quel art il m'a- Toit engagé ! A présent je sais tout.