ACTE I, SCÈNE X
LE COMTE, à part.
Je vois que Bazile avoit raison. [Iiaul. ) Jeune homme, embrassez Susanne... pour la dernière fois.
FIGARO
Pourquoi cela, monseigneur? Il viendra passer ses hivers. Baise-moi donc aussi, capitaine! (// /'eju6ras5<'. ) Adieu , mon petit Che'rubin. Tu vas mener un train de vie bien différent, mon enfant. Dame ! tu ne rôderas plus tout le jour au quartier des femmes : plus d'échaudés, de goûtés à la crème; plus de main chaude ou de colin-maillard. De bons soldats , morbleu! basanés, mal vêtus; un grand fusil, bien lourd : tourne à droite, tourne à gauche, en avant, marche à la gloire. Et ne va pas broncher en chemin , à moins qu'un bon coup de feu...
SUSANXE.
Fi donc ! l'horreur !
LA COMTESSE
Quel pronostic !
LE COMTÉ
Où donc est Marceline? Il est bien singulier qu'elle ne soit pas des vôtres?
FA>CHETTE
Monseigneur, elle a pris le chemin du bourg par le petit sentier de la ferme.
LE COMTE
Et elle en reviendra?
Quand il plaira à Dieu.
FIGARO
S'il lui plaisoit qu'il ne lui plût jamais...