ACTE 111, SCENE XV. i3-j
DOvaL E-M A I > , lit un autre papier. André Pétrutchio , laboureur, contre le receveur de la province. — Il s'agit d'un forcement arbitraire.
L'affaire n'est pas de mon ressort. Je servirai mieux mes vassaux en les protégeant près du roi. Passez.
D o u K L E-M A I >' en prend un troisième. (Bartholo et Figaro se lèvent.)
Barbe -Agar -Raah -Madelaine-Nicole-Marceline de VeHe- Allure .^ fille majeure (^Marceline se lève et salue.); contre Figaro... nom de baptême en blanc.
FIGARO
Anonyme- BRI d'oison.
A-anonjme! Què-el patron est-ce là?
FIGARO
C'est le mien.
D O u B L E-M A I N écrit.
Contre anonyme Figaro. — Qualite's?
FIGARO
Gentilhomme.
LE COMTE
Vous êtes gentilhomme?
(Le greffier écrit.)
i38 LE MARIAGE DE FIGARO.
FIGARO
Si le ciel l'eût voulu, je serois le fils »Vun prince.
LE COMTE, au g refjier.
Allez.
l'ii u I s s I e r , glapissan t.
Silence! messieurs.
DOUBLE-MAIN Ut.
Pour cause d'opposition faite au mariage Judit Figaro par ladite de Verte-Allure, Le docteur Bartholo plaidant pour la demanderesse, et ledit jF/V/aro pour lui-même, si la cour le permet, contre le vœu de l'usa-^e et la juiisprudencc du siège.
FIGARO
L'usage, maître Double-Main, est souvent un abus. Le clicntunpcu instruit sait toujours mieux sa cause que certains avocats qui, suant à iroid, criant à tue-tête, et connoissant tout, hors le fait, s'embarrassent aussi peu de ruiner le plaideur que d'ennuyer l'auditoire et d'endormir messieurs : plusboursoufflés après, que s'ils eussent compose V Oratio pro Murenn. Moi je dirai le fait en peu de mots. — Messieurs...
nOUHLE-M A I N.
En voilà beaucoup d'inutiles, <-ar vous n'êl»--. pas demandeur, el n'avez <jue la défense. Avancez, dorieur, et lisez la pr»)messe.