‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 111 sur 319 · LE MARQUIS, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LA COMTESSE

LE MARQUIS

Voici cette lettre que je viens de faire pour 'le notaire ; mais je ne sais pas si elle partira : je ne suis pas d'accord avec moi-même. On dit que vous souhaitez me parler, comtesse.

LA COMTESSE

Oui ; c'est en faveur de Lépine. Il n'a voulu que vous rendre service : il craint que vous ne le congédiiez, et vous m'obligerez de le garder ; c'est une grâce que vous ne me refuserez pas^ puisque vous dites que vous m'aimez.

LE MARQUIS

Vraiment, oui, je vous aime, et ne vous aimerai encore que trop long-temps.

LA COMTESSE

Je ne vous en empêche pas.

LE MARQUIS

Parbleu ! je vous en dëfierois, puisque je ne saurois m'en empêcher moi-même.

LA COMTESSE, riant.

Ah! ah! ah! Ce ton brusque me fait rire.

LE MARQUIS

Oh! oui, la chose est fort plaisante!

LA COMTESSE

Plus que vous ne pensez.

LE MARQUIS

Ma foi, je pense que je voudroisne vous avoir jamais vue.

Votre inclination s'explique avec des grâces infimes.

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