‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 183 sur 319 · M. REMI, MADAME ARGANTE, LE COMTE, MARTHON · texte numérisé non relu

M. REMI, MADAME ARGANTE, LE COMTE, MARTHON

M. R £ M I , à Marthon , qui se retire. Bonjour, ma nièce, puisque enfin il faut que vous la soyez. Savez-vous ce qu'on me veut ici? MARTHON, brusquement.

Passez, monsieur, et cherchez votre nièce ailleurs : je n'aime point les mauvais plaisants.

{Elle sort.)

M. REMI

Voilà une petite fille bien incivile, (à madame Arcjante. )0n m'a dit de votre part de venir ici , madame : de quoi est-il donc question ? M™e A R o A N T E , (ïuii toH revéclie.

Ah! c'est donc vous, monsieur le procureur?

a84 LES FAUSSES CONFIDENCES.

M. REMI

Oui , madame ; je vous garantis que c'est moimême.

M«ne ARGANTE.

Et de quoi vous êtes-vous avisé, je vous prie, de nous embarrasser d'un intendant de votre façon?

M. REMI

Et par quel hasard madame y trouve-t-elle à redire ?

M™e ARGAKTE.

C'est que nous nous serions bien passés du présent que vous nous avez fait.

M. REMI

Ma foi ! madame, s'il n'est pas de votre goût, vous êtes bien difficile.

M™e ARGANTE.

C'est votre neveu, dit- on?

M. REMI

Oui, madame.

Mme ARGANTE.

Eh bien ! tout votre neveu qu'il est, vous nous ferez un grand plaisir de le retirer,

M. REMI

Ce n'est pas à vous que je l'ai donné.

M»"e ARGANTE.

Non; mais c'est à nous qu'il déplaît, à moi et

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