‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 191 sur 319 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

le comte qui vous en répond, il n'y a qu'à le prendre.

ARAMINTE

Et moi je n'en veux point.

LE COMTE

Est-ce à cause qu'il vient de ma part, madame?

ARAMINTE

Vous êtes le maître d'interpréter, monsieur; mais je n'en veux point.

LE COMTE

Vous vous expliquez là-dessus d'un air de viyacité qui m'étonne.

M™« ARGANTE

Mais, eneffet,je nevousreconnoispas. Qu'estce qui vous fâche?

ARAMINTE

Tout : on s'y est mal pris ; il y a dans tout ceci des façons si désagréables, des moyens si offensants, que tout m'en choque.

M">e ARGANTE, étonnée.

On ne vous entend point.

LE COMTE

Quoique je n'aie aucune part à ce qui vient de se passer, je ne m'aperçois que trop, madame, que je ne suis pas exempt de votre mauvaise humeur, et je serois fâché d'y contribuer davantaj^e par ma présence.

Mme ARGANTE.

Non, monsieur, je vous suis. Ma fille, je retiens monsieur le comte ; vous aliez venir nous trouver apparemment. Vous n'y songez pas, Araminte; on ne sait que penser.

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