ACTE m, SCÈNE XIÎ. Soy
ÀRAMINTE, le regardant quelque temps sans
parler.
Si j'apprenois cela d'un autre que de vous, je vous haïrois sans doute; mais l'aveu que vous m'en faites vous-même , dans un moment comme celui-ci, change tout. Ce trait de sincérité me charme, me paroît incroyable, et vous êtes le plus honnête homme du monde. Après tout, puisque vous m'aimez véritablement, ce que vous avez fait pour gagner mon cœur n'est point blâmable : il est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardonner lorsqu'il a réussi.
DORANTE
Quoi! la charmante Araminte daigne me justifier?
ARAMINTE
Voici le comte avec ma mère : ne dîtes mot , et laissez-moi parler.
Sio LES FAUSSES CONFIDENCES.