‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 251 sur 319 · SILVIA, MARIO · texte numérisé non relu

SILVIA, MARIO

MARIO

Je viens te retrouver, ma sœur: nous t'avons laissée dans des inquiétudes qui me touchent; je veux t'en tirer, écoute-moi.

SILVIA, vivement.

Ah! vraiment, mon frère, il y a bien d'autres nouvelles.

3y8 LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD.

MAl\IO.

Qu'est-ce que c'est?

* s IL VI A.

Ce n'est point Bourguignon , mon frère ; c'est Dorante.

MARIO

Duquel parlez-vous donc?

De lui, vous dis-je; je viens de l'apprendre tout-à-l'heure ; il sort, il me l'a dit lui-même.

MAKIO.

Qui donc ?

SILVI A.

Vous ne m'entendez donc pas?

MARIO

Si j'y comprends rien, je veux mourir.

SILVI A.

Venez, sortons d'ici; allons trouver mon père, il faut qu'il le sache. J'aurai besoin de vous aussi, mon frère ; il me vient de nouvelles idées : il faudra feindre de m'aimer;vous en avez déjà dit quelque chose en badinant. Mais sur-tout gardez bien le^ecret, je vous en prie.

MARIO

Oh! je le garderai bien, car je ne sais ce que c'est.

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