‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 268 sur 319 · DORANTE, SILVIA · texte numérisé non relu

DORANTE, SILVIA

DORANTE, « part.

Qu'elle est digne d'être aimée! Pourquoi faatil que Mario m'ait prévenu?

SILVIA

Où étiez -vous donc, monsieur? Depuis que j'ai quitté Mario, je n'ai pu vous retrouver pour vous rendre compte de ce que j'ai dit à monsieur Orgon.

DORANTE

Je ne me suis pourtant pas éloigné ; mais de quoi s'agit-il?

si LViA, à part.

Quelle froideur! (Jiaut.) J'ai eu beau décrier votre valet, et prendre sa conscience à témoin de

4 i4 LE JEU DE L'AMOUR ET DU HASARD, son peu de mérite ; j'ai eu beau lui représenter qu'on pouvoitdu moins reculer le mariage, il ne m'a pas seulement écoutée; je vous avertis même qu'«jn parle d'envoyer chez le notaire, et qu'il est temps de vous déclarer.

C'est mon intention ; je vais partir incognito , et je laisserai un billet qui instruira monsieur Orgon de tout.

s I L V I A , à part.

Partir! Ce n'est pas là mon compte.

DORANTE

N'approuvez-vous pas mon idée?

SILVIA

Mais... pas trop.

DORANTE

Je ne vois pourtant rien de mieuxdans la situation où je suis , à moins que de parler moi-même , et je ne saurois m'y résoudre. J'ai d'ailleurs d'autres raisons qui veulent que je me relire; je n'ai plus que faire ici.

SILVIA

Comme je ne sais pas vos raisons, je ne puis ni les approuver ni les combattre; et ce n'est pas à moi à vous les demander.

DORANTE

Il vous est aisé de les soupçonner, Lisette.

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