‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 295 sur 319 · LUCIDOR, FRONTIN, LISETTE, ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

LUCIDOR, FRONTIN, LISETTE, ANGÉLIQUE

Je reviens, belle Angélique. En allant chez votre mère, j'ai trouvé monsieur qui arrivoit, et j'ai cru qu'il n'y avoit rien de plus pressé que de vous l'amener; c'est lui, c'est ce mari pour qui vous êtes si favorablement prévenue, et qui, par le rapport de nos caractères, est en effet un autre moi-même : il m'a apporté aussi le portrait d'une jeune et jolie personne qu'on veut me faire épouser à Paris. (// te luiprésente.) Jetez les yeux dessus : comment le trouvez-vous?

ANGÉLIQUE, ci'un air mourant^ le repousse.

Je ne m'y connois pas.

LUCIDOR.

Adieu: je vous laisse ensemble, et je cours chez madame Argante. {il s approche d'elle.) t^ie?,vous contente?

(^Angélique, sans lui répondre , tire la boîte de bijoux^ et la lui rend sans le regarder; elle la met dans sa main ^ et il s'arrête comme surpria et sans la lui remettre j après quoi il sort.)

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