ANGÉLIQUE, FRONTIN, LISETTE
(^ytngélique reste immobile; Lisette tourne autour de Frontin avec surprise; et Frontin paroît embarrassé. )
FRONTIN
Mademoiselle, l'étonnante immobilité où je vous vois intimide extrêmement mon inclination naissante; vous me découragez tout-à-f'ait , et je sens que je perds la parole.
Mademoiselle est immobile, vous muet, et moi stupéfaite : j'ouvre les yeux, je regarde et je r)'y comprends rien.
ANGÉLIQUE, tristement.
Lisette, qui est-ce qui l'auroit cru?
LISETTE
Je ne le crois pas , moi qui le vois.
FRONTIN
Si la charmante Angélique daignoit seulement jeter un regard sur moi, je crois que je ne lui ferois point de peur, et peut-être y reviendroitelle. On s'accoutume aisément à me voir, j'en ai l'expét ience : es.sayez-en.
ANGÉLIQUE, sans le regarder.
Je ne saurois ; ce sera pour une autre fuis. Lisette, tenez compa(»nie à monsieur ; je lui demande pardon, je ne me sens pas bien,j'e'touffe, et je vais me retirer dans ma chambre.