ACTE III, SCÈNE IV. iC
(haut.) Dorisée eût sans doute accepté le parti.
ROSALIE
Quoi! ma mère...?
THÉODON
Oui, VOUS dis-je; elle auroit consenti.
d'aRVI ANE.
Qu'entends-je! qu'ai-je fait, grand Dieu! ROSALIE, à part.
Quel parti suivre !
Je pouvois être heureux ! je n'y pourrai survivre.
(à Rosalie. ) Mon bonheur est possible; on daigne y concourir!
(// se jette à ses genoux. ) Ah, Rosalie! hélas ! dois-je vivre ou mourir? Je sens tous mes excès; ils sont irréparables. L'infortune et l'erreur, toujours inséparables, Ont causé le transport et le délire affreux Où vient de succomber un cœur trop amoureux.
ROSALIE
Songez-vous bien à tout ce (ju'il faut que j'oublie? Le reproche, l'insulte!
d'à R Vf ANE.
Il y va de ma vie.
L'amour au désespoir est toujours insensé.
ROSALIE
Levez- vous.
d'à r V I a n e , à Thcodon.
Ah, monsieur! vous avez bien pensé.
i6i MELANIDE.
Que rien ne vous arrête.
Eh Lieu ! l'affaire est faite.
Jai parlé, Dorisée en paroit satisfaite.
d'arvi A^■E.
Dorisée y consent? Que de félicités!' (// baise la main de Roaalie.) [Il embrasse Théodon.) Ma chère Rosalie!... Ah, monsieur! permettez...
Il faut que Mélanide achève mon ouvrage. Allez donc au plus vite obtenir son suffrage.
d'aRVI ANE.
Nous l'aurons. Jlais souffrez...
THÉODON
Épargnez-vous ces soins.
Si vous êtes contents, je ne le suis pas moins.