‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 138 sur 295 · THÉO DON, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

THÉO DON, LE MARQUIS

THÉODON

Plus d'Arviane a tort, plus il doit être à plaindre.

LE .MARyUIS.

Y songez-vous? A quoi voulez-vous me contraindre? C'est pour un étourdi prendre beaucoup de soin. Ce jeune homme a poussé l'affaire un peu trop loin: C'est une offense en forme , une insulte marquée, Qui jamais ne peut être autrement expliquée. Elle a trop éclaté dans toute la maison ; Il faut bien, malgré moi, que j'en tire raison.

THÉODO.V.

Vous ne le ferez pas.

LE MAT. QUI s.

Pourquoi donc, je vous prie?

J'y suis très résolu.

THÉODON

Vous eu perdrez l'envie Quand vous serez instruit d'uu secret important, Dont je ne suis instruit que depuis un instant.

LE MARQUIS

Quand je serai vengé, vous pourrez me l'apprendre.

iga MELANIDE.

THÉO DON

Il ne seroit plus temps.

LE MARQUIS

J'ai peine à vous comprendre.

TH ÉODON.

si vous saviez à qui d'Arviane appartient!..

LE MARQUIS

Que m'importe?

Ah, monsieur!

LE MARQUIS

Dites; qui vous retient?

THÉODON

Vous en auriez pitié.

LE MARQUIS

Suis-je ami de son père?

Parlez.

TH ÉODON.

Hélas !

LE MARQUIS

Eh bien?

TH ÉODON.

Mélanide est sa mère.

Ah! que m'aunoncez-vous?

c'est cet infortuné Qu'en des temps plus heureux l'amour voiis a donné; Enfant né pour pleurer la houte de sa mère, Déplorable héritier d'opprobre et de misère,

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