THÉO DON, LE MARQUIS
THÉODON
Plus d'Arviane a tort, plus il doit être à plaindre.
LE .MARyUIS.
Y songez-vous? A quoi voulez-vous me contraindre? C'est pour un étourdi prendre beaucoup de soin. Ce jeune homme a poussé l'affaire un peu trop loin: C'est une offense en forme , une insulte marquée, Qui jamais ne peut être autrement expliquée. Elle a trop éclaté dans toute la maison ; Il faut bien, malgré moi, que j'en tire raison.
THÉODO.V.
Vous ne le ferez pas.
LE MAT. QUI s.
Pourquoi donc, je vous prie?
J'y suis très résolu.
THÉODON
Vous eu perdrez l'envie Quand vous serez instruit d'uu secret important, Dont je ne suis instruit que depuis un instant.
LE MARQUIS
Quand je serai vengé, vous pourrez me l'apprendre.
iga MELANIDE.
THÉO DON
Il ne seroit plus temps.
LE MARQUIS
J'ai peine à vous comprendre.
TH ÉODON.
si vous saviez à qui d'Arviane appartient!..
LE MARQUIS
Que m'importe?
Ah, monsieur!
LE MARQUIS
Dites; qui vous retient?
THÉODON
Vous en auriez pitié.
LE MARQUIS
Suis-je ami de son père?
Parlez.
TH ÉODON.
Hélas !
LE MARQUIS
Eh bien?
TH ÉODON.
Mélanide est sa mère.
Ah! que m'aunoncez-vous?
c'est cet infortuné Qu'en des temps plus heureux l'amour voiis a donné; Enfant né pour pleurer la houte de sa mère, Déplorable héritier d'opprobre et de misère,