ACTE I, SCENE I
M. DOLIGM.
Ce seroit encor mieux.
DOLIGM FILS.
N'avez-vous pas du bien?
M. DOLIGM.
Il le faut augmenter; siuoii il vient à rien.
DOLIGM FILS.
J'ignore comme elJe est d'esprit et de figure.
M. DOLIGM.
Elle est riche. A l'égard de l'esprit, je t'assure Qu'une femme à la longue en a toujours a.sscz. Elle est jeune , au surplus ; et lout ce «jue j'en sais , C'est qu'à quinze ou sei^e ans on est du moins jolie.
DOLIGM FILS.
Qui sait si le rapport d'humeurs...
M. DOLIGNI.
Autre folie!
En tout cas, lu feras comme les autres font. Qui s'embarque, est-il sûr de faire un bon voyage? A quoi sert l'examen avant le mariage?
A rien. Ce n'est qu'après qu'on se connoît à fond. Las de se composer avec un soin extrême, Le naturel caché prend alors le dessus; Le masque tombe de lui-même, Et malheureusement on ne le reprend plus : Mais enfin le bien reste ; et cet ami fidèle , Sans compter quelquefois la raison qui s'en mêle, Eutre époux qui pourrcient se brouiller sans retour, Sert de médiateur au défaut de l'amour.
2o8 L'ÉCOLE DES MERES.
D o L 1 G N I F I L« , à part.
Il cessera d êiie inflexible.