SCÈNE III
DOLIGNI FILS, ROSETTE.
D O L I G N I FILS, à part.
Il m'aime, je le sais; c'est sur quoi je me fonde.
ROSETTE
Qu'est-ce? Vous n'êtes pas le plus content du monde.
D o L I o .M FILS.
C'est que je viens d'avoir un entretien fâcheux.
ROSETTE
Ceu-xd'iiii père et d'un fils sont toujours orajjeux.
nOLIGM FILS.
J'aime; et mon père veut que j'en épouse une autre.
ROSETTE
Il a tort : et son goût devroit suivre le vôtre.
DOLIGNI FILS.
Ce n'est pas ce qui doit m'emltarrasser le plus. Il s'agit de mes feux. Comment sont-ils reçus? Marianne ayant mis en toi sa confiance...
ROSETTE
Que concluez- vous de cela?
DOLIGM FILS.
Si j'ai plu, tu le sais.
ROSETTE
Mauvaise conséquence!
Kous ne nous faisons point ces confidences-li. Voyez donc !
D o L I G .M FILS.
Lhl que diantre avez-vous à vous dire, ig.
2ro L'ÉCOLE DES MÈRES.
Si l'amour et les cœurs soumis à votre empire De tous vos entretiens ne sont pas le sujet?
ROSETTE
Oh! ce n'est pas comme vous autres.
Vous avez vos propos, et nous avons les nôtres.
DOLIGiNI FI LS.
Sur quoi roulent-ils donc, et quel en est l'objet?
ROSETTE
Une mode, une étoffe , une robe nouvelle, Des gazes, des pompons , des fleurs, une dentelle, Sont d'abord des sujets qui ne tarissent point. Quand on est en gaieté, quelquefois on y joint
Des historiettes de fille , Des contes de couvent. Enfin, que sais-je , moi? On parle, on cause, on jase, on caquette, on babille, Et l'on rit bien souvent sans trop savoir pourquoi.