‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 17 sur 295 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

CONSTAMCE, SOl'HIE, FLORINE.

SOPHIE, à Constance.

Eh bien ! que dites-vous de cette complaisance?

F L o II I N E.

Cet époux dans la vie apporte assez d'aisance.

c o .\ s T A N c E , n/)rè5 avoir rêvé. N'est-ce point mon époux qui m'a fait ces présents?

Des époux ne font pas des tours aussi plaisants; Pour qui les prenez- vous? Xe croyez point, madame,} Qu'un mari soit jamais prodigue envers sa femme; Il lui donne à regret , toujours moins qu'il ne faut, Et lui fait tout valoir cent fois plus qu'il ne vaut. Mais nous avons ici Damis avec Glilaudre, Galants déterminés, prêts à tout entreprendre; Je crois qu'où en pourroit accuser ces messieurs.

SOPHIE

As-tu quelque soupçon?

FLORIiVE.

J'en ai même plusieurs.

SOPHIE

Je ne puis rien comprendre à cette indifférence. Se peut-il qu'un époux ait tant de tolérance?

CONSTAN CE.

Eh [^n'empoisonnez pas encore mes douleurs : Hélas ! je sens assez le poids de mes maUïeûrs ;

3o LE PRÉJUGÉ A LA MODE.

Daignez au nioius cacher ma nouvelle disgrâce.

( à Sophie. ) Je vais me renfermer... .\llez, suivez la chasse.

SOPHIE

Je ne vous quitte point.

CONSTANCE

Vous prenez trop de part A l'état où je sais... Laissez-moi , par égard : Profitez du plaisir que l'on offre à vos charmes; Je n'ai plus que celui de répandre des larmes.

(EUesort.y SOPHIE, en la regardant aller.

Quel état! Et l'on veut que je prenne un époux? Qu'on ne m'en parle plus , ils se ressemblent tous-

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