‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 16 sur 295 · ACTE I, SCENE VIT · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VIT

CONST A NCE.

Ce que vous m'apprenez a lieu de me surpreniire... Il m'est bien douloureux d'avoir à vous apprendre Le trop juste sujet de ma confusion.

Que je suis malheureuse !

A quelle occasion?

CONSTANCE

Ah! je u'auroisjamajs£réim^ lorsque j'y pense , v»v,«àw„ Que l'on pût avec moi prendre tant de licence. *• >.'

u' u n V A L , contrefaisant Véto)iné. Vous parlez de licence : en quoi donc, s'il vous plaît?

CONSTANCE

J'ignore absolument... Je ne sais ce que c'est... En un mot...

Achevez... Mais qui vous en empêche?

Cet habit... ces chevaux, avec cette calèche...

Eh bien?

CONSTANCE

s'ils sont chez moi...

d'u R VAL.

c'est une vérité.

CONSTANCE

Quelqu'un aura sans doute eu la témérité...

Mais c'est assez, je crois que vous devez m'entendre.

d'urva l.

Oui, madame, il n'est pas difficile à comprendre

Que ce sont des présents qui vous ont été faits.

CONSTANCE

J'ignore à qui je dois ces indignes bienfaits.

d'uRV AL.

Et vous ne daignez pas chercher à le connoître?..

FLORINE, « part.

J'aurois déjà tout fait sauter par la fenêtre.

d'urv AL.

Mais sur qui vos souçons pourroient-ils s'arrêter?

CONSTANCE

Je laisse dans l'oubli ce qui doit y rester.

d'u r val., à part.

Se peut-il que je sois si loin de sa pensée?

constance.

Je voudrois ignorer que je suis offensée.

d'urv al, à part.

N'importe, dounons-lui de violents soupçons.

[haut.) Madame, cependant j'ai de fortes raisons Pour oser vous presser, et même avec instance, D'eclaircir ce mystère... Il nous est d'importance Plus que je n'ose dire... et que vous ne croyez; Je VLius en saurai gré, si vous me l'octroyez. Vo\ez, e.vamintz... découvrez... je vous prie^ Qui peut avoir risqué cette galantf;rie... De plus... présents ou n .n... madame... vous pouvez... Oui , vous m'obligerez si vous vous en servez.

(Il sort.)

Page 1