D AMO.V
Quelle excuse cruelle !
Du sort de ton épouse adoucis la rigueur;
3a LE PRÉJUGÉ A LA MODE.
L'esprit doit réparer les caprices du cœur:
C'est trop d'y joindre encore un mépris manifeste;
Souvent les procédés t'ont excuser le reste.
d'urval, après avoir regardé par-tout.
Je crois tous nos chasseurs dans son appartement... Pour nous entretenir choisissons ce moment.
( // soupire. ) Cher ami, qu'envers toi je i^ne trouve coupable! Je t'ai fait un secret dont la charge m'accable; Je t'ai craint; j'ai prévu tes conseils , des discours Que ma foible raison me rappelle toujours. Quand j'ai voulu parler, la honte m'a fait taire; Et je crains qu'entre nous l'amitié ne s'altère.
D AMON
D'Urval, j'ai des défauts , et même des plus grands;
Mais je n'ai pas celui d'être de ces tyrans
Qui font de leurs amis de malheureux esclaves:
Leur pénible amitié n'est que fers et qu'entraves ;
Toujours jaloux, et prêts à se formaliser.
Il leur faut des sujets qu'ils puissent maîtriser.
Mais la vraie amitié n'est point impérieuse;
C'est une liaison libre et délicieuse,
Dont le cœur et l'esprit, la raison et le temps,
Ont ensemble formé les nœuds toujours charmants:
Et sa chaîne, au besoin , plus souple et plus liante,
Doit prêter de concert, sans qu'on la violente.
Voilà ce qu'avec vous jusqu'ici j'ai trouvé.
Et qu'avec moi, je crois, vous avez éprouvé.
d'u R V A L , d'un air pénétré.
Eh bien ! sois donc enfin le seul dépositaire