‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 19 sur 295 · D AMO.V · texte numérisé non relu

D AMO.V

Quelle excuse cruelle !

Du sort de ton épouse adoucis la rigueur;

3a LE PRÉJUGÉ A LA MODE.

L'esprit doit réparer les caprices du cœur:

C'est trop d'y joindre encore un mépris manifeste;

Souvent les procédés t'ont excuser le reste.

d'urval, après avoir regardé par-tout.

Je crois tous nos chasseurs dans son appartement... Pour nous entretenir choisissons ce moment.

( // soupire. ) Cher ami, qu'envers toi je i^ne trouve coupable! Je t'ai fait un secret dont la charge m'accable; Je t'ai craint; j'ai prévu tes conseils , des discours Que ma foible raison me rappelle toujours. Quand j'ai voulu parler, la honte m'a fait taire; Et je crains qu'entre nous l'amitié ne s'altère.

D AMON

D'Urval, j'ai des défauts , et même des plus grands;

Mais je n'ai pas celui d'être de ces tyrans

Qui font de leurs amis de malheureux esclaves:

Leur pénible amitié n'est que fers et qu'entraves ;

Toujours jaloux, et prêts à se formaliser.

Il leur faut des sujets qu'ils puissent maîtriser.

Mais la vraie amitié n'est point impérieuse;

C'est une liaison libre et délicieuse,

Dont le cœur et l'esprit, la raison et le temps,

Ont ensemble formé les nœuds toujours charmants:

Et sa chaîne, au besoin , plus souple et plus liante,

Doit prêter de concert, sans qu'on la violente.

Voilà ce qu'avec vous jusqu'ici j'ai trouvé.

Et qu'avec moi, je crois, vous avez éprouvé.

d'u R V A L , d'un air pénétré.

Eh bien ! sois donc enfin le seul dépositaire

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