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SCÈNE VIII

DOLIGNI FILS, M. ARGANT, madame ARGANT, iVI. DOLIGM, MARIANNE.

M™* ARGANT

Messieurs , il vous plaira de garder le silence :

Faites-vous cette violence.

Qu'ici l'autorité je taise absolument :

Qu'il soit libre. Je veux qu'il parle en assurance; Autrement , marché nul : je vous le dis d'avance. Je reprends ma parole et mon consentement.

DOLIGNI FILS.

Le marquis vous attend avec impatience.

M'»e ARGANT.

Monsieur, j'aurois besoin d'un éclaircissement. On daigne rechercher pour vous notre alliance.

DOLIGXI FILS.

Vous voyez mon saisissement.

Mme ARGANT.

La desireriez-vous?

DOLIGNI FILS.

Ah! si je la désire!

Si je soupire après ce précieux instant! C'est avec plus d'ardeur que je ne puis le dire.

MARIANNE, à part.

Qui n'eût cru qu'il m'aimoit!

Eh bien ! soyez content :

L'amitié qui nous lie avec votre lamille

M'engage à remplir votre espoir.

MARIANNE, à pn)-t.

Hélas ! c'en est donc fait.

Mme ARGANT.

Il m'est bien doux de voir Qu'à tout autre parti vous préfériez ma fdle.

DOLIGNI FILS.

Votre fille?

Mm= ARGANT.

Eh qui donc?

DOilGNI FILS.

La foudre m'a frappé.

Ah ciel! quelle erreur m'a trompé!

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