‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 201 sur 295 · ACTE HT, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE HT, SCENE VIII

Mme ARGANT.

Dans quel trouble vous vois-je?

DOLir.XI FII-S.

Il est inexprimable.

On ne peut être plus confus.

Vous m'accordez sans doute un bien inestimable. Mon père, épargnez-vous ces signes superflus : Je ne puis, mon désordre a trop su me confondre.

( à iM. DoUijni. ) ( à Doliqni fils.)

De grâce, laissez donc... Ne pourrai-je savoir...?

DOUr.NI FILS.

L'excès de vos bontés ne pouvoit se prévoir : Je suis désespéré de n'y pouvoir répondre.

M. DOLiGNi, bas , à son fils.

Tu ne sais pas le bien que tu vas refuser.

DOLIGNI FILS.

( à son père. ) (à madame Argani. )

Je n'en veux point. L'amour dans mon cœur trop sensible A mis à votre choix un obstacle invincible. Ce n'est qu'en me perdant que je puis m'excuser. J'ai cru qu'il s'agissoit de l'objet que j'adore. Ah! je fais à ses yeux un éclat indiscret : Mais la nécessité m'arrache mon secret.

Mme ARGANT.

En est-ce un pour l'objet de vos feux?

DOLIGXI FILS.

Il l'ignore.

Mme ARGAiNT.

Eh , monsieur î quel est-il ?

s84 L'ÉCOLE DES M^RES.

DOLiGNi FILS, montrant Marianne.

Il est devant vos yeux.

MARIANNE

Ah, monsieur! vous devez préférer ma cousine. M™* A R GANT, à messieurs Armant et Doligni pcrc.

Tâchez une autre fois de vous arranger mieux.

M. ARGANT

La méprise n'est pas telle qu'on l'imagine. Sachez, à votre tour...

M™e ARGANT, en s'en allant.

Ah! ne m'arrêtez plus.

Allez, vous auriez dû m'épargnerce refus.

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