‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 225 sur 295 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

MARIANNE, « part.

Cet abandon uie désespère.

Mme A r. G A N T.

Que cherchent vos renjards? Éparjjnez-vous ces soins, l'ailez en liberté, nous sommes sans témoins.

Quand vous me connoitiez...

Mine ART. A NT.

Quelle est votre fortune?

MAniÀNNK.

Qui'.' moi? je n'en possède et n'en prétends aucune.

Mme ARGANT.

Que faisiez-vous auparavant?

MARIANNE

Je menois hors du monde une vie inconnue.

yiae a R G A A T.

Continuez.

Dans lin couvent, Depuis que je suis née, on m'a toujours tenue, l-'i.vez-y mon destin. Je suis prête à partir. J'offre d'y retourner, pour n'en jamais sortir.

Mme ARGANT, à part.

Je n'en avois jamais été si bien frappée. (Ittiul.) (à part.)

I Comptez sur mes secours... On peut l'avoir trompée. ( Imiit. ) Je vous les offre volontiers.

Quel fut votre couvent? Parlez avec franchise.

Vous pouvez le connoître.

M^o ARGANT.

OÙ vous avoit-on mise?

MARIANNE

Mais c'étoit auprès de Poitiers.

Mme ARGANT.

(à part. ) De Poitiers, Jites-vous? Useroieut-ils d'adresse?

{haut.) C'est un fait qui peut être aisément éclairci.

MARIANNE

Je le sais.

M™^ ARGANT, Ù part.

En effet seroit-elle ma nièce?

(haut.) C'est le même couvent où ma tille est aussi. (à part. ) Que je suis coupable envers elle !

(haut.) Vous l'avez Jonc vue?

MARIANNE

Oui.

Mme ARGANT.

Si vous la connoissez, .le suis mère, excusez des désirs empressés, Vous pouvez m'en tracer une image fidèle. Faites-moi son portrait... Quoi! vous ne l'osez pa.s? .)e ne me flatte point qu'elle ait autant d'appas Que vous eu avez en partage.

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