‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 227 sur 295 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. ARGANT, M. DOLTGNi, au fond du théâtre; MADAME ARGANT, .MARIANNE.

Mme ARC A. NT.

Eh! pour qui?

Le demandez-vous?

Pour une mère qu'elle adore.

Mme ARGANT.

Moi? puis-je mériter des sentiments si do«\:' Elle ne m'a point vue encore.

MARIANNE

Hélas ! parJonnez-moi.

M"»e ARGA>"T.

Que dites-vous? Comment?

Eclaircissezen ce moment Le mystère que vous me faites...

Seriez-voHS...? Plût au ciel!... Dites-moi qui vous êtes. Ma nièce?... Si j'en crois des transports pleins d'appas. Vous devez m'étre bien plus chèie.

M. ARGANT, s'nppiodiant.

Votre coeur ne vous trompe pas.

Embrassez votre fille.

M™« ARGANT, embrassant sa fille , qui se jette à ses genoux.

O trop heureuse mère !

;\1AR J AXNF.

Qu'il m'est doux de me voir entre des bras si chers'.

M«ne ARGANT.

Pardonnez-moi tous deux, et partagez ma joie.

Dans la félicité que le ciel me renvoie,

Je retrouve au-delà de tout ce que je perds.

Vous me pardonnez donc cette ruse innocente?

Mme ARGANT.

Si je vous la pardonne! elle fait mon bonheur.

M. DOLIGNI.

Nous en voilà pourtant venu? à notre honneur:

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