ACTE V, SCÈNE IX. Scîy
M. ARG A.N'T
Ma femme, il faut aussi que mon fils s'en ressente :
Sous le poids de sa faute il paroît abattu;
Je crois, pour l'avenir, qu'on peut tout s'en promettre.
H n'oseroit paroître. Ah! daignez lui permettre
De venir à vos pieds reprendre sa vertu. ■^
jime A RCA NT.
Je ne puis.
MARIANNE
Oserois-je, en faveur de mon frère, Unir ma foible voix à celle de mou père? Pour qui rëservez-vous un généreux pardon? Me refuserez-vous une première grâce?
Mme ARGANT.
L'ingratitude la plus basse Mérite un entier abandon.
(à M. Doligni.) .appelez votre fils; (ju'il vienne en diligence.
(il/. Doliyni va pour faire avancer son fils.)
M. ARGANT
Je croirois que c'est trop écouter la vengeance, Et que le châtiment d'un si cher criminel Doit être passager et non pas éternel.