‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 255 sur 295 · JULIETTE, SAINVILLE, ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

JULIETTE, SAINVILLE, ANGÉLIQUE

JULIETTE, Cil riant.

Eh ! je vous cherche.

SAINVILLE

Parle : est-ce là cette lettre Qu'à l'instant, de ma part, tu viens de lui remettre? Tu dois la reconnoître : est-ce elle?

JULIETTE

En doutez-vous?

SAINVILLE

Eh bien! mademoiselle en est dans un courroux Qui ne se conçoit pas; sa fureur est extrême.

JULI ETTE

Vous pouvez la calmer en la lisant vous-même.

ANGÉLIQUE

Mais à quoi servira...

370 LA GOUVERNANTE

JULIETTE

Je puis avoir mal lu.

ANGÉLIQUE

Puisqu'il convient de tout, c'est un soin superflu.

JULIETTE

(à Saiiwille. ) Écoutez... Vous, lisez.

SAINYILLE Ut.

« Le secours de l'absence « M'a bien mieux fait sentir le prix de votre cœur.

« Quand je reviens à mou premier vainqueur, « C'est avec plus d'amour et plus de connoissance. »

Vous lisez faux.

s A I .\ V I L LE , en lui présentant le billet. Voyez.

JULIETTE

N'interrompez donc pas.

Suivei des veux.

{Angélique regarde, et lit en même temps.)

SAINVILLE

« Par-tout où j'ai porté mes pas, « Je n'ai trouvé que vous dont mon ame asservie H Pilt faire mon bonheur le reste de ma vie. »

ANGÉLIQUE, (tun ton coiirroitcé.

Il a raison... Juliette?

J ULIETTE.

Kh bien ! vous vous aimez.

ANGÉLIQUE

Mais, quoi?

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