ACTE II, SCENE IL 4i
CONSTANCE
Hélas! j'avois besoin d'un |)eii de solitude.
Vous savez le sujet da irioii itujuiëtiide;
Elle augmente sans cesse, et je crains tous les yeux.
Depuis <|uc l'on m'a fait ces dons injurieux,
Je n'en puis sans douleur envisager la suite;
Je crains d'autoriser une indigne poursuite.
d'ur va l.
Est-ce pour ces présents? On saura vos refus.
CONSTANCE
Ah ! j'étois respectée^ etie ue le, suis plus.
d'crval Cembrasse , et lui dit tendrement : Rassurez-vous, c'est moi... qui... me charge du blâme.
CONSTANCE
J'en mourrai de douleur.
d'u R V a l, <tvec (rouble.
Cela suffit, madame...
( à Damon. ) Je ne sais où j'en suis.
D A M o N , bas , à d'Vnial.
Il faut t'aider un peu.
d'ur VAL, bas et vivement , à Dumon.
Cher ami , n'en fais rieu , ou crains mon désaveu.
CONSTANCE, etonnré, s'approchant d'eux.
Qu'avez- vous?
d'c r V a l , un peu remis.
Ce n'est rien. J'ai peine à le réduire... C'est à votre sujet... il faut vous en instruire... .Sachez donc uu secret... vous ne le croirez pas... Vous voyez devant vous...
4s LE PRÉJUGÉ A LA MODE.
COX ST.WCE.
Eh bien?
d'dr V A L.
Notre embarras...
Oui, vous voyez... quelqu'un qui n'ose plus s'attendre. Qui craint de compromettre un amour aussi tendre... Mais... que ne pouvez-vous lire au fond de son cœur!.-
CO.NSTANCE.
Vous parlez de Danion?
d'urval, vivement.
Justement.
DAMON"
Quelle erreur!
En vérité , madame , il parle de lui-même.
d'dr V AL.
Non. il méfait pailer... Voyez son trouble extrême... Il est timide, il traint de vous trop rabaisser... Il n'o^e vous prier de vous intéresser A son bonheur.
Bourreau!
CONSTANCE
Sa crainte est indiscrète.
d'cR V AL.
Je le disois.
CO-N'STAXC E.
Il sait combien je le souhaite.
d'urval.
,\b ! vous me ravissez : prêtez-lui votre appui.