‹ Chefs-d'œuvre dramatiquesChapitre 37 sur 295 · SOPHIE, DAMON · texte numérisé non relu

SOPHIE, DAMON

SOPHIE, en traversant le tliéàtre.

Ahl vous voici, monsieur? Entrez-vous au concert?

DAM O.N

Je vous suis.

SOPHIE

A propos, est-il vrai qu'on vous perd ? D A M o .N .

Ce terme est trop flatteur, mais je sais le réduire A sa juste valeur.

SOPHIE. '

Eh ! tâchez de m'iiistruire.

DAMOX.

D'Urval devoit partir, uu contre-ordre est venu ; C'est par ce coutre-temps que je suis retenu.

SOPHIE

Un contre-temps, monsieur?

DAMO.V.

Qui fait que j'offre encore Un objet qui déplaît à celui que j'adore. Mais, par votre ordre enfin, j'ai reçu mon arrct; Je l'exécuterai, tout injuste quil est... Pardonnez ce murmure, il est bien légitime Au malheureux à qui l'on va chercher un crime Au fond d'un avenir qui n'est pas fait pour lui : On me punit de ceux dont on soupçonne autrui.

SOPHIE

Je vois qu'on vous a fait un rapport trop fidèle; On pouvoit l'adoucir.

UAMON.

Il est donc vrai, cruelle!

Un autre plus heureux, plus digne apparemment...?

SOPHIE, vivement.

Me feroit encor moins changer de sentiment.

DAM ON'

Ai-je pu mattirer un refus légitime?

J'aurois eu votre cœur, si j'avois votre estime.

SOPHIE

Puisque vous en tirez cette conclusion , Je n'ai rien à répondre en cette occasion.

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