SCÈNE XI
D'URVAL, HENRI.
HENR I
Monsieur, présentement rlitaiidre et Uamis...
d' tj r V a l.
Sont chez elle apparemment.
Que je suis malheureux! Remettons la partie.
HENRI
Oui, mais la compagnie à l'instant est sortie; En sorte que madame est seule en ce moment.
d'urval.
Comment, madame est seule?
HENRI
Oui, seule, absolument,
d' UR V AI..
Est-il sûr? L'as-tu vu ?
HENRI
Le rapport est fidèle ;
Oui, monsieur; elle n'a que Florine avec elle.
( Il s'éloigne. )
d'or VAL.
Florine, me dis-tu? Mais... c'est toujours quelqu'un...
Je pourrai renvoyer ce témoin importun...
Allons... il faut aller... puisque tout me seconde :
Mais je ne songe pas qu'il peut entrer du monde.
Je suis trop oljsedé... Ne pourrai-je jamais
Disposer d'un moment augië de mes souhaits?...
Quel contre-temps s'oppose à ce que je désire!
Oui , car, pour expliquer ce qui me reste a dire,
Il me taut... Je n'aurai qu'un eiiti\tien en l'air...
Irai-je commencer, et fuir comme un éclair?
Je ne puis m'enfermer sans que l'on en raisonne...
Que faire?. . Aussi, d'où vient que Uamon m'abandonne?..
Je ne puis le risquer... Il y faut renoncer...
Il me vient dans l'esprit... Oui, c'est bien mieux penser.
Assurément... sans doute... Aussi bien sa présence,
Ses charmes... ses regards, dont je sais la puissance,
Mes remords... mon amour, dans ce terrible instant,
Causeroieiit dans mes sens un désordre trop grand.
.\hl qu'il est malaise, quand l'amour est evtrénie,
De parler aussi bien qu'on pense à ce qu'on aime!...
( à Henri. ) Approche cette table... Un fauteuil... Est-ce fait? Ai-je là ce qu'il faut?... Lue lettre, en effet, Préparera bien mieux ma première visite; Le plus fort sera fait, le reste ira de suite [Il se met à écrire. )