HE.\R I
C'est affaire de cœur. Parbleu, depuis long-temps
Le patron reprenoit lialeiiie à mes dépens...
Tant niieuvl plus un maître aime, et plus un valet gagne.
Allons, a[)prétons-nous à battre la campagne:
J'ai bien l'air de coucher hors d'ici.
D'un VAL.
Sûrement Je n'aurai de mes jours écrit si tendrement. Je prépare à Constance une aimable surprise. ( // continue d'écrire. ) HENRI, tiraiil son rôle.
J'ai là certains papiers, il faut que je les lise. Voyons, tandis qu'il fait écloieson poulet, Quel est mon ixile. A moi le rôle de valet! Mais cela ne va point avec mon ministère: Je suis homme de chambre , et presque secrétaire : A quelqu'un de no-; gens il pouvoit convenir... Sachons donc à qui j'ai Ihonneur d'apjjartenir... ( Il feuillette et retourne son rule de tous côtés. ) Je veu'i être pendu si j'entends cette gamme... Ah! je sers un époux amoureux de sa femme. \ Ventrebleu, le sot maître à qui l'on m'a donné!.:. Oui-da, le personnage est bien imaginé.
d'urval.' ■ Ce maraud me distrait. C'est son rôle, je gage.
Monsieur, je m'entretiens avec mon personnage... Peste, en voici bien long tout d'un article écrit,
Voyons, c'est moi qui parie, aurai-je de l'esprit?
( // lit. ) « Oui , Nériue, je suis à l'imbécile maître "< Qui s'est acoquine, daas ce taudis champêtre, « A la triste moitié dont il s'est empêtré j " Son ridicule amour ici l'a séquestré : « C'est un oison bridé , tapi dans sa retraite, " Qui n'a plus que l'instinct que sa femme lui prête. » Le bel équivalent, au lieu du sens commun !
d'urval, impatient.
Faquin... Contenons-nous... Chassons cet importun.
( à Henri. ) Vous plairoit-il d'aller un peu plus loin attendre? Auiois-je dû le dire? Ayez soin de m'entendre. Lorsque j'appellerai, que l'on se tienne prêt.
HENRI
Allons, hé, qu'on me selle un coureur vite et frais.
( // sort. )