ACTE I, SCÈNE III. ij
Elle ne voit l'hymen que sous une figure Qui, loin île l'effrayer, irrite ses désirs; Et ce portrait est fait parla main des plaisirs. Mais toutefois Sophie en est intimidée.
Madame, si ma nièce en prend une autre idée , ,^ C'est l'effet des sujets de chayrin et d'ennui • Que vous lui débitez contre votre mari. ^
COK ST ANCK, à pari.
Mon malheur ne m'épargne aucune circonstance. "
( haut. ) Apprenez donc, monsieur, la façon dont je pense, Et vous persisterez après , si vous l'osez , Dans l'accusation que vous me supposez.
Je n'ai qu'à me louer d'un heureux hyménée, Je ne méritois pas d'être si fortunée : Mais enfin, si mon sort cessoit d'être aussi doux, Si j'avois à pleurer le cœur de mon époux. Je cacherois ma honte en me remlant justice, Et je me garderois d'augmenter mon supplice. Un éclat indiscret ne fait qu'aliéner Un cœur que la douceur auroit pu ramener. Si quelque occasion peut mieux faire connoitre Et sentir de quel prix une épouse peut être , Si quelque épreuve sert à le mieux découvrir, C'est lorsqu'elle est à plaindre, et qu'elle sait souffrii Voilà mes sentiments, tirez la conséquence.