SCÈNE IV. — Madame Cboupillac, Lise, Bondo.n
RONDON. Oh! oh! ma fille, on nous fait des affaires
Qui font dresser les cheveux aux beaux-pères!
On m'a parlé de protestation.
Eh, vertu-bleu! qu'on en parle à Rondon ;
Je chasserai bien loin ces créatures MADAMt CROUPILLAC. Faut-il cncore essuyer des injures?
Monsieur Rondon, de grâce, écoutez-moi.
RONDON. Que VOUS plalt-il?
MADAME CROUPILLAC. Votre gendre est sans foi;
C'est un fripon d'espèce toute neuve,
Galant, avare, écornifleur de veuve;
C'est de l'argent qu'il aime.
RONDox. Il a raison.
MADAME CROUPILLAC. Il m'a cont fois promis dans ma maison
Un pur amour, d'éternelles tendresses.
RONDO.N. Est-ce qu'on tient de semblables promesses?
MADAME CROUPiLLAC. Il m'a quilléo, liélas ! si durement. RONDOx. J'en aurais fait de bon cœur tout autant. MADAME CROUPILLAC. Je vais parler comme il faut a son père. RONDON. Ah! parle?, lui plutôt qu'à moi.
MADAME fiRoupiLLAc. L'affaire Est effroyable, et le beau sexe entier En ma faveur ira partout crier.
RONDON. Il criera moins que vous.
MADAME cuoupiLLAc. Ah! VOS personnes Sauront un peu ce qu'on doit aux baronnes. BO.NDON. On doit en rire.
MADAME CROUPILLAC. Il me faut un époux; El je prendrai lui, son vieux père, ou vous. RONDON. Qui, moi?
MADAME CROUPILLAC. Vous-même.
RONDON. Oh! je vous en défie.
MADAME CROUPILLAC. No US plaiderons !
RONDON. Mais voyez la folie!