‹ Chefs d'œuvre dramatiquesChapitre 129 sur 284 · SCÈNE IIL — ZopiRE, Palmire, Phanor · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL — ZopiRE, Palmire, Phanor

ZOPIRE. Que voulez-vous, Phanor?

phanor. Aux portes de la ville D'où l'on voit de Moad la campagne fertile,, Omar est arrivé.

ZOPIRE. Qui? ce farouche Omar, Que l'erreur aujourd'hui conduit après son char, Qui combattit longtemps le tyran qu'il adore. Qui vengea son pays?

PHANOR. Peut-être il l'aime encore.

Moins terrible à nos yeux, cet insolent guerrier. Ponant entre ses mains le glaive et l'olivier, De la paix à nos chefs à présente le gage. On lui parle, il demande, il reçoit un otage. Scide est avec liii.

palmire. Grand dieu ! destin plus doux ! Quoi Séide ?

phanor. Omar vient, il s avance vers vous. ZOPIRE. Il le faut écouter. Allez, jeune Palmire. Palmire sort. Omar devant mes yeux! qu'osera-t il me diro? O dieux démon pays, qui depuis trois mille ans Protégiez d'Ismaèl les généreux enfants!

Soleil, sacrés flambeaux, qui dans votre carrière. Images de ces dieu;i, nous prêtez leur lumière,

Voyez et soutenez la juste fermeté Que j'opposai toujours contre l'iniquité!

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