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SCENE V. — Narbas, Euryclès

NAR3AS. Queva-t-il faire? Hélas! tous mes soins sont trahis;

Les habiles tyrans ne sont jamais punis.

J'espérais que du temps la main taidive et sûre

Justifierait les dieux en vengeant leur injure;

Qu'Egisthe reprendrait son empire usurpé : ^

Mais le crime l'emporte, et je meurs détrompé.

Egisihe va se perdre à force de courage ;

Il désobéira : la mort est son partage. EURYCLÈS. Entendez-vous ces cris dans les airs élancésP NARRAS. C'est le signal du crime.

EURYCLÈS. Ecoutons.

NARRAS. Frémissez, EURYCLÈS. Sans doute qu'au moment d'épouser Polyphonte

La reine en expirant a prévenu sa honte:

Tel était son dessein dans son mortel ennui, NARRAS. Ah! son fils n'est donc plus! RUe eût vécu pour lui. EURYCLÈS. Lebruit croit, il redouble, il vient comme un tonnerre

Qui s'approche en grondant, et qui fond sur la terre, NARRAS. J'entends de tous côtés les cris des combattants.

Les sons de la trompette, et les voix des mourants;

Du palais de Mérope on enfonce la porte, EURYCLES. Ah! ne voyez-vous pas cette cruelle escorte,

Qui court, qui se di>sipe, et qui va loin de nous? NARRAS. Va-t-elle du tyran servir l'affreux courroux? ^ EURYCLÈS. Autant que mes regards au loin peuvent s'étendre,

On se mêle, on combat.

NARRAS. Quel sang va-t-on répandre?

De Mérope et du roi le nom remplit les airs. EURYCLÈS. Grâces aux immortels! les chemins sont ouverts.

Allons voir à l'instant s'il faut mourir ou vivre {Il sort.) NARBAs. Allons; d'un pas égal que nepuis-je vous suivre! 0 dieux 1 rendez la force à ces bras énervés. Pour le sang de mes rois autrefois éprouvés; Que je donne du moins les restes de ma vie. Hâtons-nous.

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