‹ Chefs d'œuvre dramatiquesChapitre 208 sur 284 · SCENE VII. — LA Baronne · texte numérisé non relu

SCENE VII. — LA Baronne

Lisons. « Ma joie et ma tendresse ■ Sont sans mesure, ainsi que mon bonheur : « Vous arrivez, quel moment pour mon cœur !

• Quoi! je ne puis vous voir et vous entendre ! « Entre vos bras je ne puis me jeter !

« Je vous conjure au moins de vouloir prendre « Ces deux paquets: daignez les accepter. « Sachez qu'on m'offre un sort digna d'envie, € Et dont il est permis de s'éblouir ■

• Mais il n'est rien que je ne sacrifie

« Au seul mortel que mon cœur doit chérir. »

Ouais. Voilà donc le style de Nanine !

Comme elle écrit, l'innocente orphuline î

Comme elle fait parler la passion !

En vérité ce billet est bien bon.

Tout est parfait, je ne me sens pas d'aise.

Ah, ah, rusée, ainsi vous trompiez Biaise !

Vous m'enleviez en secret mon aniant.

Vous avez feint d aller dans un couvent;

Eîtout l'argent que le comte vous donne,

C'est pour Philippe Hombert? fort bien, friponne,

J'en suis charmée, et le perfide amour

Du comte Olban méritait bien ce tour.

Je m'en douiais que le cœur de Nanine

Était dIus bas que sa basse origine.

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