‹ Chefs d'œuvre dramatiquesChapitre 209 sur 284 · SCÈNE VIII. — LE Comte, la Baronne · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII. — LE Comte, la Baronne

LA BARONNE. Venez, venez, homme à grands sanLiments,

Homme au-dessus des préjugés du tenip?,.

Sage amoureux, philosophe sensible,

Vous allez voir un trait assez risible.

Vous connaissez sans doute à Rémival

Monsieur Philippe Hombert, votre ri\ al?

LE COMTE. Ah! quels discours vous me tenez !

LA BARONNE. Peut-ôtre

Ce billet-là vous le fera connaître.

Je crois qu'Hombert est un fort beau garçon. LE COMTE. Tous VOS efforts ne sont plus de saison ?

Won parti pris, je suis inébranlable.

Contentez-vous du tour abominable

Que vous vouliez me jouer ce matin.

LA BARONNE. Ce nouveau tour est un peu plus malin.

Tenez, lisez. Ceci pourra vous plaire ;

Vous connaîtrez les mœurs, le caractère

Du digne objet qui vous a subjugué.

{Tandis que le comte lit.)

Tout en lisant il me semble intrigué.

Il a pâli, l'affaire émeut sa bile...

Eh bien ! monsieur, que pensez-vous du style P

Il ne voit rien, ne dit rien, n'entend rien ;

Oh! le pauvre homme! il le méritait bien, LE COMTE. Ai-je bien lu! Je demeure stupide.

0 tour affreux, sexe ingrat, cœur perfide! LA BAKONNE. Je le connais, il est né violent;

Il est prompt, ferme, il va dans un moment

Prendre un parti.

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