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SCÈNE l. — Oreste, Pylads

©HSSTE. De Pammène, il est vrai, la sage vigilance,

D'Ei^isihe pour un temps trompe la défiance;

On lui dit que les dieux, de Tantale ennemis.

Frappaient en même temps les derniers de ses fils.

Peut-être que le ciel, qui pour nous sedéclare,

Hépand l'aveuglement sur les yeux du barbare.

Riais tu vois ce tombeau si cher à ma douleur ;

Wa main l'avait chargé de mon glaive vengeur:

Ce fer est enlevé par des mains sacrilèges :

L'asile de la mort n'a plus de privilèges ;

Et je crains que ce glaive, à mon tyran porté.

Ne lui donne sur nous quelque affreuse clarté.

Précipitons l'instant oùje veux le surprendre : PYI.ADE, Pammène veille à tout, sans doute il faut raltend.''ft.

Dès que nous aurons vu, dans ces bois écartés,

Le peu de vos sujets à vous suivre excités,

Par trois divers chei.iins retrouvons-nous ensemble.

Non loin de cette tonibe, au ueu qui nous rassemble. ORESTE. Allons... Pylade; ah ciel! ah! trop barbare loi!

Ma rigueur assassine un cœur qui vit pour moi !

Quoi! j'abandonne Electre à sa douleur mortelle! PYLADE. tu l'as juré, poursuis, et ne redoute qu'elle.

Electre peut le perdre, et ne peut te servir;

Les yeux de tes tyrans sont tout près de s'ouvrir :

Renferme cette amcur et si sainte et si pu'e.

Doit-on craindre en ces lieux de dompter la nature?

Ah! de quels sentiments te laisses-tu troubler?

Il faut venger Electre, et non la consoler. ORESTE. Pylade, elle s'avance, el me cherche peut-être. PYLADE. Ses pas sont épiés: garde-loi de paraître.

Va, j'observerai tout avec empiessement :

Les yeux de l'amitié se trompent rarement.

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