ACTE TI10ISIE>IE
SCÈNEL— Génois, OcTAB, Osman, TROUPE DE Guerriers.
GENOIS. A-t-on de ces captifs éclairci l'imposture ?
A-t-on connu leur crime et vengé mon injure ?
Ce rejeton des rois à leur garde commis,
Entre les mains d'Octar esVil enfin remis? OSMAN. Il cherche à pénétrer dans ce sombre mystère.
A l'aspect des tourments, ce mandarin sévère
Persiste en sa réponse z\cc tranquillité ;
Il semble sur son h'onl porter la vérité :
Son épouse en tremblant nous répond par des larmes;
Sa plainte, sa douleur augmente encor ses charmes.
De pitié malgré nous nos cœurs étaient surpris.
Et nous nous étonnions de nous voir attendris :
Jamais rien de si beau ne frappa notre vue.
Seigneur, le croiriez-vous/ celte femme éperdue i
A vos sacrés genoux demande à se jeter.
« Que le vainqueur des rois daiane enfin m'écouter :
« Il pourra d'un enfant protéger Tinnocence;
« Malgré ses cruautés j'espère en sa clémence :
« Puisqu'il est tout-puissant, il sera généreux ;
« Pourrait-il rebuter les pleurs des malheureux? »
C'est ainsi qu'elle parle ; et j'ai dû lui promettre
Qu'à vos pieds en ces lieux vous daignerez l'admettre. GENGis. De ce mystère enfin je dois être éclairci.
Oui, qu'elle vienne : (à sa suite) allez, et qu'on l'amèno ici.
Qu'elle ne pense pas que par de vaines plaintes.
Des soupirs affectés, et quelques larmes feintes.
Aux yeux d'un conquérant on puisse en imposer :
Les femmes de. ces lieux ne peuvent m'abuser; ;, i. •,•.--.
Je n'ai que trop connu leurs larmes infidèles, ...■,•!:;;■"; .Tii '■]/.iV>ri
Et mon cœur dès longtemps s'esl affermi contre efles.
Elle cherche un honneur dont dépendra son sort ;
Et vouloir me tromper, c'est demander la mort. \
OSMAN. Voilà celte captive à vos pieds amenée. '."^
GENOIS. Que vois-je ? est-il possible? ô ciel! ô destinée! ■;;
Ne me trompé-je point ? esl-ce un songe, une e^'^eur^? ,. , . C'est Idamé! c'est elle ! et mes sens... "'.'/'r,''.',/"-