SCÈNE IV. — Vendôme, Adélaïde, Taise, Corcv
coucY. Prince, il est temps, marchez à notre tête.
Péià les ennemis sont au pied des remparts;
Echauffez nos guerriers du feu de vos regards :
Venez vaincre. ;.
VENDOME. Ah! courons; dans l'ardeur qui me presse,
Quoi! VOUS n'osez d'un mot rassurer ma tendresse?
Vous détournez les yeux! vous tremblez! et je voi
Que VOUS cachez des pleurs qui ne sont pas pour moi. coucY. Le temps presse.
VENDOME. Il est temps que Vendôme périsse.
Il n'est point de Français que l'amour avilisse;
Amants aimés, heureux, ils cherchent les combats.
Ils co-urent à la gloire, et je vole au trépas.
Allons, brave Coucy, la mort la plus cruelle,
La mort que je désire est moins barbare qu'elle. DÉLAÏDE. Ah! seigneur, modérez cet injuste courroux :
Autant que je le dois je m'intéresse à vous.
J'ai payé vos bienfaits, nies jours, ma délivrance,
Par tous les sentiments qui sont en ma puissance;
Sensible à vos dangers, je plains votre valeur. VENDOME. Ah! que vous savez bien le chemin de mon cœur!
Que vous savez mêler la douceur à l'injure!
Un seul mol m'accablait, un seul mol me ra:?sure.
Content^ rempli de vous, j'abandonne ces lieux,
Et crois voir ma victoire écrite dans vos yeux.