‹ Chefs-d'œuvre du Pierre CorneilleChapitre 174 sur 386 · ACTE lî. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE lî. SCÈNE II

Quels reproches aussi peuvent m' être permis? De quoi puis-je accuser qui ne m*a rien promis? Elle n'est point parjure, elle n*est point légère; Son devoir m'a trahi, mon malheur et son père. Mais son devoir fut juste, et son pèwB eut raison ; J'impute à mon malheur toute la trahison ; Un peu moins de fortune, et plus tôt arrivée. Eût gagné Fun par l'autre, et me l'eût conservée; Trop heureux, mais trop tard, je n'ai pu l'acquérir : Laisse-la-moi donc voir, soupirer, et mourir.

fâbiân.

Oui, je vais l'assurer qu'en ce malheur extrême Vous êtes assez fort pour vous vaincre vous-même. Elle a craint commQ moi ces premiers mouvements Qu'une perte imprévue arrache aux vrais amants. Et dont la violence excite assez de trouble. Sans que l'objet présent l'irrite et le redouble.

SÉVÈRE

Fabian, je la vois.

FABIAN

Seigneur, souvenez-vous. . .

SÉVÈRE

Hélas ! elle aime un autre, un autre est son époux.

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