L'INFANTE, CHIMÈNE, LÉONOR
l'infante.
Apaise, ma Chimène, apaise ta douleur; Fais agir ta constance en ce coup de malheur; Tu reverras le calme après ce faible orage ; Ton bonheur n'est couvert que d'un peu de nuage, Et tu n'as rien perdu pour le voir différer.
chimène.
Mon cœur, outré d'ennuis, n'ose rien espérer. Un orage si prompt qui trouble une bonace D'un naufrage certain nous porte la menace ; Je n'en saurais douter, je péris dans le port. J'aimais, j'étais aimée, et nos pères d'accord ;