‹ Chefs-d'œuvre du Pierre CorneilleChapitre 55 sur 386 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Du mépris d'un si digne choix : Bien qu'aux monarques seuls ma naissance me donne, Rodrigue , avec honneur je vivrai sous tes lois.

Après avoir vaincu deux rois,

Pourrais-tu manquer de couronne?

Et ce grand nom de Cid que tu viens de gs^er Ne fait-il pas trop voir sur qui tu dois régner?

U est digne de moi , mais il est à Chimène ;

Le don que j'en ai fait me nuit.

Entre eux la mort d'un père a si peu mis de haine, Que le devoir du sang à regret le poursuit :

Ainsi n'espérons aucun fruit

De son crime ni de ma peine , Puisque pour me punir le destin a permis Que l'amour dure même entre deux ennemis.

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