‹ Chefs-d'œuvre du Pierre CorneilleChapitre 81 sur 386 · ACTE H, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE IV

Que j*épousai la sœur, je combattrai le frère ; Et, pour trancher enfin ces discours superflus, Albe vous a nommé, je ne vous connais plus.

CURIACE

Je vous connais encore, et c'est ce qui me tue ; Mais cette âpre vertu ne m'était pas connue; Gomme notre malheur elle est au plus haut point : Souffrez que je Vadmire et ne Timite point.

Non, non, n'embrassez pas de vertu par contrainte ;

Et, puisque vous trouvez plus de charme à la plainte,

En toute liberté goûtez un bien si doux.

Voici venir ma sœur pour se plaindre avec vous.

Je vais revoir la vôtre et résoudre son âme

A se bien souvenir qu'efle est toujours ma femme,

A vous aimer encor, si je meurs par vos mains.

Et prendre en son malheur des sentiments romains.

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