‹ Chefs-d'œuvre du théâtre allemandChapitre 101 sur 272 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

berté, l'amour, la force, voilà le but vers lequel nous devons tendre éternellement.

ERIC, aux princes qui sont près de lui.

Il parle avec sagesse, avec autorité.

LE CARDINAL, à Luther.

Répondez sans détour. Vous rétractez - vous , ou non ?

Vous l'avez déjà, ma réponse : claire et précise; elle ne se revêt pas de cornes et de griffes ; je ne rétracterai rien!... Le pape peut se tromper, les conciles aussi ; l'Écriture seule est toujours vraie. Tant que ce ne sera pas par elle que vous m'aurez convaincu de mensonge, je resterai ferme et inébranlable , quand vous me réduiriez en cendres et en poussière; je n'écoute que ma conscience. Je suis ici devant vous , que Dieu me soit en aide ! Je ne puis rien changer à ce que j'ai dit. Amen.

ERIC, qui pendant ce temps a bu à la ronde avec les princes allemands.

C'est un homme, celui-là. (Il fait signe à un page qui se trouve parmi les gardes. ) Tiens , porte-lui cette cruche d'excellente bière (48) ; le pauvre diable ! qu'elle le ranime et le fortifie ; il n'en grillera pas moins ensuite.

(Le page s'approche de Luther la cruche à la main. ) PLUSIEURS PRINCES, montrant Luther.

Quel homme ! quel homme !

ALBRECHT

Comme son front est couvert de sueur !

2'hcâlre Allemand. I 2

ÉRIC

Quel dommage que ce soit un hérétique , et que ce ne soit pas un empereur !

LE PAGE, s'approcliant de Luther la cruche à la main.

Prenez cette boisson , monsieur le docteur.

LUTHER, prenant la cruche.

Quel prince me fait cette faveur?

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